Sfax, deuxième ville de Tunisie, est une ville portuaire et industrielle du sud du pays qui est située à environ 270 kilomètres de Tunis sur la mer Méditerranée. Sfax compte 400 000 habitants (elle se rapproche du million d'habitants en comptant la grande banlieue) et se présente comme une immense agglomération, plate et enserrée dans un tissu urbain, en toile d'araignée, bordé a l'est par la Méditerranée. Au centre se détache la médina entourée de ses remparts.
La ville de Sfax est bâtie par les Aghlabides au IXe siècle à partir des matériaux de l'antique ville romaine de Taparura qui est située à environ 3 kilomètres. Ils construisent les remparts qui donne à la médina sa configuration actuelle.
La ville joue un rôle économique de premier plan avec l'exportation de l'huile d'olive et du poisson séché.
Elle doit résister aux Hilaliens venus d'Égypte en 1057 et, de 1095 à 1099, elle constitue un petit émirat indépendant.
Elle passê, comme la plupart des villes côtières, sous la domination du prince normand Roger de Sicile en 1148 avant d'être réintégrée à la sphère musulmane par les Almohades d'Abd al-Mumin en 1159.
Elle connaît la révolte d'Ali Ben Ghdahem en 1864 s'opposant au bey de Tunis et celle de 1881 pour refuser le protectorat français. Les troupes françaises sont obligées de la bombarder pour en venir à bout. Elle est également bombardée par les Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale alors qu'elle est occupée par les puissances de l'Axe en 1942-1943.
Sfax est la ville où s'illustrent deux grands militants de l'indépendance nationale assassinés par l'organisation terroriste coloniale La Main Rouge : le syndicaliste Farhat Hached (natif de l'archipel des Kerkennah) qui est abattu le 5 décembre 1952 et le responsable destourien Hédi Chaker qui est tué le 13 septembre 1953. |