Av. J.-C. VIII° s. établissement phénicien. 161 colonie carthaginoise conquise par le roi de Numidie Massinissa après la 2ème Guerre punique. Ier s. colonie romaine ; marque le limes romain vers le S. et contrôle la principale route d'invasion venant du S. Tacapa. Pline cite la palmeraie avec enthousiasme ; surnommée la Petite Syrthe (au cœur du Golfe de Gabès). Ap. J.-C. IV°/V° s. fin de l'Empire romain. Effacement de la ville, probablement victime des Vandales. VII° s. Renaissance avec les Arabes. Boulbaba al-Asnsari, compagnon du Prophète, reconstruit la ville (saint patron). Point final des Caravanes du Sud, déchargement des marchandises et des esclaves sur le port, embarqués sur des caboteurs qui les redistribuaient jusqu'à Carthage. Moyen-âge : Histoire mal connue ; les auteurs (El Bekri, El Idrissi) en parlent comme d'une ville importante, fortifiée avec remparts et forteresse ; de même Léon l'Africain au XVI° s. Fin XIX° s. le Protectorat trouve Gabès réduite à 3 agglomérations rivales : le village anc. de Sidi Bourbaba, les bourgades de Tara et El Menzel. Création camp militaire, base de la ville actuelle. 1943 site stratégique vers le S. et clé de la Tripolitaine, occupée par l'Afrikakorps de Rommel, reconquise par les Anglais et la colonne Leclerc, destructions. V. 1950 découverte de pétrole off-shore ds le Golfe ; complexe industriel N. de Ghannouche (industrie chimique, cimenterie, métallurgie) v. 1970. Aujourd'hui Gabès prospère avec son trafic portuaire, le développement de ses industries, son économie traditionnelle (tapisseries, céramique, agriculture de l'Oasis). |